Les plus anciennes techniques relevant de l'ébénisterie remontent au moyen-âge, pas plus, avec l'apparition du parquetage
en damier appelé Point de Hongrie, et appliqué à de grandes surfaces et sur certains meubles
précieux.
Au XVe siècle la marqueterie en apparaît en Italie. Diffusée en Europe à partir du XVIIe
siècle, elle y connaît une grande renommée.
C'est au XVIe siècle, toujours en Italie, qu'apparaît une nouvelle catégorie d'artisans travaillant les essences
rares et en particulier l'ébène, d'où l'origine de la dénomination d'ébéniste. Ils créent de
nouveaux procédés appelés l'intarsio et l'impasto. Avant cela, l'ébène n'était
utilisée que pour de petits objets comme des échiquiers ou des coffrets.
En France, c'est au milieu du XVIIe siècle que la vieille corporation des menuisiers accueille cette nouvelle catégorie
d'artisans et crée la Jurande des Maîtres ébénistes. Désormais, et jusqu'à la
suppression des corporations en 1791, une distinction très nette s'établit entre ces deux métiers qu'il ne fallait
surtout pas confondre...
C'est en 1732 que le mot ébénisterie apparaît pour la première fois dans le dictionnaire de l'Académie,
pour le différencier du terme menuiserie, car les artisans ébénistes, en plus des techniques de la menuiserie font
appel à la marqueterie, au placage et à la tabletterie.
Aujourd'hui, la
différence entre menuiserie et ébénisterie tient surtout à la destination de l'ouvrage
réalisé par l'artisan. On parlera de menuiserie lorsque l'ouvrage est destiné au bâtiment (escaliers,
fenêtres, portes, placards, parquets...) et d'ébénisterie lorsqu'il s'agit de mobilier, qu'il soit massif ou plaqué.
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